Première moitié du XXe siècle.

La voiture devient le symbole de liberté et d’ouverture sur le monde. Les routes ouvrent le champ de tous les possibles. Plus rien n’arrête le conducteur qui a les réservoirs pleins, un pique-nique dans les coffre et les portes du monde à ses pieds.

Une belle utopie est en train de se construire.

A coup de glissements successifs, légers et subreptices, on s’est éloignés de cette utopie. Tout doucement. Sans s’en rendre compte, probablement par la force de l’habitude.

Un siècle plus tard, la réalité est toute autre : des villes congestionnées en permanence où le concept d’heure de pointe perd tout son sens, des normes limites de pollution dépassées régulièrement sans le moindre froncement de sourcil, du bruit, des accidents à la pelle, encore du bruit et de l’espace urbain occupé par des objets inutilisés 90% du temps. Encore du bruit. Le rêve est devenu cauchemar, la douce liberté promise s’est révélée être une dépendance, voire une servitude pour certains. Heureusement que les grands constructeurs automobiles sont encore là pour nous vendre du rêve. Liberté. Puissance.

Oh, douce utopie, où es-tu ?

Cette année, pour sa dixième édition, l’Autre Salon vous propose de s’affranchir de ces promesses trompeuses de liberté, de puissance, de dessiner une nouvelle utopie et de réinventer la ville – centrée cette fois-ci sur l’humain.

A l’heure où la voiture perd de son glamour, à l’heure où Genève devient championne nationale de bouchons, où de nombreux grands constructeurs automobiles boudent le salon de l’auto, l’Autre Salon vous propose un voyage dans le temps, entre hier et demain, à la recherche d’une nouvelle utopie, celle de la ville dans laquelle vous aimeriez vivre. Cette utopie est à portée de main, ou presque.

Allez, dessine-moi une ville.